Les Cercles de Fermières

Toujours de leur temps, après 100 ans!

Les Cercles de Fermières du Québec fêtent leur 100e anniversaire et sont plus présents que jamais. Quel est le secret de leur longévité? Leur riche histoire s’est construite au fil d’une constante évolution qui n’a jamais renié le passé, dans un heureux mélange d’ouverture d’esprit et de valeurs sûres.

Le mot «Fermières» témoigne des racines de la plus grande Association de femmes de la province. Cependant, de nos jours, plus de 98% des quelques 34 000 membres n’habitent pas sur des fermes. Elles sont actives, impliqués dans leur communauté et modernes.

Cependant, elles demeurent les gardiennes du patrimoine culinaire et artisanal qu’elles transmettent généreusement, par leurs livres de recettes Qu’est-ce qu’on mange? – un succès de librairie sans égal au Québec! – leurs volumes d’artisanat, leur programme d’artisanat jeunesse, leurs cours de base et de perfectionnement, leurs concours provinciaux, etc.

Par ailleurs, les membres des CFQ font circuler l’information entre elles et défendent les droits des femmes et des familles sur la place publique, adoptant des résolutions de toutes sortes qui sont ensuite acheminées aux divers paliers de gouvernement. De plus, leur bénévolat fait du bien partout dans leur communauté, palliant les besoins efficacement et, souvent, sans bruit.

Distribuant dans les hôpitaux et auprès des démunis des milliers d’objets faits de leurs doigts agiles, les CFQ amassent aussi des fonds pour de nobles causes, dont la Fondation OLO, qui aide les futures mamans de milieux défavorisés à donner naissance à des bébés en santé ainsi que l’ACWW (Associated Country Women of the World), dont le mandat est de financer des projets à travers le monde pour aider les femmes pauvres à changer leur avenir ainsi que celui de leurs enfants, ou encore la Fondation Mira, une œuvre humanitaire dont plusieurs personnes dépendent pour vivre de façon autonome.

L’artisanat a pour sa part toujours conservé une place de choix dans le cœur et les activités des membres. Elles se sont appelées visiteuses du Ministère, institutrices, techniciennes puis formatrices, mais de tout temps la venue de ces expertes aux mains agiles n’ a été rien de moins que l’événement de l’année! Les Concours d’artisanat provinciaux suscitent eux aussi un engouement égal depuis leur création. Grâce aux CFQ, notre patrimoine artisanal a été non seulement préservé et transmis, mais aussi bonifié.

De plus, la popularité du Congrès provincial annuel ne se dément pas. Cet événement se déroulant dans différentes villes attire, bon an, mal an près d’un millier de membres, ce qui en fait l’un des plus imposants rassemblements du genre dans la province. Les réunions mensuelles dans chacun des Cercles, de même que les ateliers, cours et conférences, fournissent pour leur part aux femmes un lieu d’échange d’idées et de connaissances, sous le signe de l’amitié. Une école de vie, autrement dit.

Nés à une époque où tout était à faire en matière de condition féminine, les CFQ se sont mis graduellement à faire entendre leur voix publiquement sur différentes questions sociales touchant la femme et la famille : valeur économique du travail de la femme au foyer, enseignement, statut de la femme, équité salariale, environnement, etc.

Bien qu’il ait chuté au début des années 1990, le nombre de membres se maintient depuis plusieurs années, grâce notamment à un regain de popularité des arts textiles et à l’adhésion de jeunes retraitées, avides d’apprendre à développer leurs talents manuels et de contribuer à faire un monde meilleur, en utilisant une méthode éprouvée : la solidarité féminine.