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Apprivoiser l’art d’être grands-parents

Besoin d’un conseil pour soigner les coliques de bébé ? D’un coup de pouce pour faciliter le retour à la maison des enfants après l’école ? D’une oreille attentive lorsque le petit dernier a des problèmes de comportement ? D’un service de gardiennage lorsque bébé est malade ou durant les journées pédagogiques ? Les grands-parents sont souvent les premiers à voler au secours de leurs enfants devenus parents à leur tour et qui s’efforcent de concilier famille et travail. Être grands-parents n’est pas toujours facile par les temps qui courent, mais nombreux sont ceux qui se disent comblés par ce statut qui, en dépit des difficultés de la vie moderne, demeure une expérience riche et vivifiante.

Les grands-parents ont de plus en plus leur place dans la société; à preuve, le premier dimanche suivant la fête du Travail a été proclamé Fête nationale des grands-parents. Au Québec, différents groupes, dont l’Association des grands-parents du Québec et le Réseau FADOQ, soulignent l’événement qui, en 2012, aura lieu le 9 septembre. L’implication des grands-parents au sein de la famille n’a jamais été aussi grande. C’est peut-être pour cette raison que bon nombre d’entre eux en sont venus à se questionner sur leur rôle et la place qu’ils peuvent occuper auprès de leurs petits-enfants, sans donner l’impression de s’ingérer dans la vie de famille.

« Atteindre le statut de grands-parents est une étape importante de la vie et peut comporter un double sens : le bonheur de voir la continuité de la vie assurée par ses petits-enfants, mais aussi une fin par rapport à être parent puisque le flambeau est transmis au fils ou à la fille qui accède à son tour au rôle de parent », explique Nathalie Parent, psychologue et auteure du livre Pour grands-parents seulement !

La majorité des grands-parents considèrent leur rôle comme étant un moment privilégié de la vie parce qu’ils sont dégagés des obligations, de la discipline et des attentes qu’ils avaient envers leurs enfants. Par ailleurs, plusieurs se diront très sensibles aux souffrances de leurs petits-enfants. Certains trouveront les parents un peu sévères, d’autres avoueront ne pas toujours comprendre les méthodes d’éducation de leurs enfants.

« Chez les grands-parents, la tendance à donner des conseils aux nouveaux parents se fait souvent de façon consciente ou pas, avec la bonne intention d’éviter qu’ils répètent leurs propres erreurs ou pour ne pas qu’ils souffrent. L’intention est bonne, mais le risque demeure le même. Plusieurs parents n’oseront pas exprimer leur mécontentement et, malheureusement, certains décideront plutôt d’espacer leurs rencontres », constate la psychologue.

(Vous pouvez lire la suite dans l’Actuelle magazine des CFQ du volume 22 numero 5)